Karine Martin en quelques mots

Karine, avant d’entrer dans le vif du sujet, parlez-nous de vous ? D’où venez-vous, que faites-vous ?

Je suis née dans le Sud-Est de la France J’ai étudié une maîtrise en Langues Étrangères, option Commerce International, entre Dijon et Newcastle (Angleterre) où j’ai vécu pendant deux ans.
Depuis 2001, je vis en Espagne (Alicante, Murcia et Valencia) ; en 2009, je me suis installée à Barcelone.
Après avoir travaillé dans le commerce international, en entreprise et à la chambre de commerce d’Alicante, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat et ai démarré à mon compte en 2006 comme traductrice-interprète ; puis au fil des années et des projets, l’agence de traduction Fidélité Idiomas a vu le jour.

C’est également en 2006 qu’est né mon fils puis en 2012 ma fille. Tous les deux sont nés en Espagne.
Je vis donc à Barcelone depuis 12 ans et je suis très impliquée dans la vie de la communauté française, à travers les différents réseaux d’entrepreneurs mais également en participant aux activités et manifestations proposées à la communauté par les différentes associations et institutions françaises comme Barcelona Accueil ou l’Institut français.

Pourquoi vous impliquer dans la vie politique ? Et surtout, pourquoi participer à une élection consulaire ?

Je pense avant tout que c’est une chance de pouvoir choisir des représentants de notre communauté auprès de l’administration française en vivant à l’étranger et je me sens très impliquée dans la vie de notre communauté ici. J’y participe activement et cette élection est l’occasion d’être au premier plan pour faire le lien entre nos concitoyens et notre pays.

Pourquoi choisir de rejoindre LIFE pour ces élections ?

LIFE étant une liste « a-parti », c’était une évidence, et plus particulièrement parce que je partage les valeurs de cette liste et me sens identifiée avec les personnes qui la composent. Ces valeurs s’articulent autour de 4 grands piliers : l’éducation, la santé, l’entrepreneuriat et le développement durable.
Quand nous avons discuté avec Pascal de ce projet commun, j’ai clairement su que ma place était sur cette liste, auprès des membres qui la composent et que je connais, pour la plupart, depuis mon arrivée à Barcelone, il y a 12 ans.

LIFE n’est rattachée à aucun parti. Pourquoi souhaiter avoir un conseiller consulaire apolitique ?

Selon moi, le bien-être de la communauté française à l’étranger repose sur une histoire commune (l’attachement à notre pays d’origine ainsi que notre vie actuelle dans notre pays d’adoption, l’Espagne).
Je pense surtout qu’au niveau local, ce sont les personnes et leurs valeurs qui comptent, pas les idéologies.

Comment imaginez-vous la campagne 2021 en pleine pandémie ?

Je pense que les restrictions sanitaires compliquent un peu cette campagne pour rencontrer les personnes, tout comme nos vies professionnelles et personnelles se sont compliquées. Cependant, c’est dans des périodes difficiles comme celle-ci qu’il est important de garder le contact avec le reste de la communauté et de se soutenir face aux différentes difficultés auxquelles chacun doit faire face. La campagne doit donc nous permettre de nous rapprocher malgré la distance physique ; celle-ci sera digitale, et devra être imaginative pour motiver les électeurs à se rendre aux urnes ; le vote électronique devrait également encourager la participation.

Êtes-vous impliquée dans la vie / le tissu social des français de la circonscription ? Comment comptez-vous œuvrer pour vos concitoyens?

Je pense être assez présente dans les différentes manifestations de la communauté française, via les différentes associations d’entrepreneurs (La Peña des Entrepreneurs, la Chambre de Commerce et de l’Industrie française), ou par mon implication dans la vie du Lycée français de Barcelone. Je suis cette année encore parent délégué au LFB. Souvent sollicitée sur le cursus scolaire dans les établissements français, c’est toujours avec plaisir que j’écoute et aide les familles.

J’ai également participé activement à la vie culturelle ces dernières années, avant la crise Covid, en accompagnant comme interprète de nombreux auteurs français de BD et en co organisant des expositions de leur travail en collaboration avec Jaimes, la librairie française de Barcelone. Quand on vit à l’étranger, on apprécie encore plus de pouvoir accéder à la culture française à travers des événements spécifiques. Je pense qu’il faut encourager ce rayonnement de la France à l’étranger.

Il est également important, d’autre part, à travers la participation active à ces associations ou des groupes de travail, de faire remonter les problèmes, les doutes ou les suggestions de notre communauté. Je croise des citoyens français dans différents contextes (à l’école, dans mon travail quotidien…), certains ne savent pas comment accéder à l’administration pour faire remonter leurs problèmes, car ils sont récemment arrivés ou isolés, ou ne connaissent pas le fonctionnement de l’administration. Je suis à Barcelone depuis assez longtemps et je pense pouvoir les aider dans ce sens ; l’expérience acquise dans la gestion de dossiers administratifs me permet ainsi de guider les nouveaux arrivants dans leurs démarches.

La liste LIFE veut représenter tous les citoyens français de la circonscription. En quoi êtes-vous une citoyenne comme les autres ? En quoi représentez-vous les citoyens de la circonscription ?

Française de 43 ans, divorcée, maman de deux enfants scolarisés au LFB, entrepreneuse (travail à mon compte) … Je regroupe déjà quelques caractéristiques de mes concitoyens… mais pas toutes évidemment.
Je pense qu’il est important de travailler en groupe, avec les autres membres de la liste, et d’écouter et savoir aussi s’abstraire de sa condition pour essayer de comprendre la vie et les problématiques d’autres personnes, avoir de l’empathie, écouter pour mieux aider.

Quels sont les sujets qui vous tiennent à cœur et comment compter les défendre ?

Parmi les sujets qui me tiennent le plus à cœur se trouvent :

L’Éducation
S’assurer que l’éducation française à l’étranger est accessible à tous les enfants français, tant économiquement parlant (en défendant le système des bourses) que par la disponibilité des places ou l’accueil des élèves présentant des troubles de l’apprentissage (défense de l’adaptation des protocoles d’enseignement).

L’Entrepreneuriat
Le réseau est essentiel surtout quand on vit à l’étranger. Créer une structure dans un pays étranger est un pari plus facile à relever quand on fait partie d’une « communauté » d’entrepreneurs. Je serai ravie de vous accueillir dans notre réseau d’entrepreneurs !
De plus, ici il y a moins d’aides financières qu’en France. C’est donc important de pouvoir défendre et soutenir certains projets grâce aux aides venant de la France ; ces projets et les entrepreneurs que nous sommes sont l’image de la France à l’étranger.

La Culture française à l’étranger
C’est très appréciable quand on vit à l’étranger de pouvoir assister à des spectacles, festivals de cinéma ou de théâtre français… Moi-même, de par mon activité professionnelle, j’ai le plaisir de collaborer à la tenue de manifestations culturelles (expositions d’auteurs français et francophones de BD, présentation de leur travail, etc.) Il est important de veiller à ce que la France soutienne activement et financièrement ces projets qui font rayonner la France à l’étranger.

Comment visualisez-vous la vie des français de la circonscription dans celle-ci dans les années à venir ?

Après cette crise de la Covid, tout comme la population locale, les français de la circonscription devront ou doivent déjà faire face à certaines difficultés (économiques notamment, les aides locales n’étant pas du tout les mêmes qu’en France pour le chômage partiel ou les aides aux entrepreneurs). Le rôle des conseillers ne s’en verra que renforcé car il faudra vraiment faire remonter de type de problèmes à l’administration française et soutenir les demandes des français en situation difficile. (Aides ponctuelles, bourses, …)
Il faudra continuer plus que jamais à soutenir les projets culturels et professionnels.

Racontez-nous une anecdote sur votre vie à Barcelone ? À quel moment avez-vous su qu’elle serait votre ville d’adoption ?

Je me sens bien à Barcelone car ma vie est un mélange équilibré entre l’Espagne et la France. C’est chez moi !
La présence d’une bonne communauté française ici m’a permis de moins être nostalgique de mon pays et de pouvoir partager une culture commune, maintenir certaines traditions. Il y a en plus une excellente synergie, tant professionnelle que sociale, avec de l’entraide entre membres de la communauté.
Mais j’apprécie énormément la vie à la mode espagnole, certainement plus détendue, avec des horaires plus flexibles et un cadre de vie agréable (ville à taille humaine, très cosmopolite et dynamique, avec une météo et situation géographique exceptionnelles). Les Espagnols sont joyeux et aiment vivre à l’extérieur, avec un grand mélange générationnel. La vie ici est agréable.