Pascal, avant d’entrer dans le vif du sujet, parlez-nous de vous ? D’où venez-vous, que faites-vous ?
Je suis né en Limousin, ai fait une partie de mes études à Paris et vis à l’étranger depuis l’âge de 25 ans. Je suis parti en VIE à l´Ambassade de France au Vietnam en 1991, puis ne suis jamais retourné vivre en France : je suis donc Français de l´étranger depuis 30 ans. J’ai également vécu et travaillé aux Etats-Unis, en Allemagne, en Irlande, puis me suis installé en 1998 avec ma famille à Barcelone où je suis venu à l’origine étudier un MBA à l´IESE. Depuis cette période, je suis dirigeant d’entreprise, professeur d’entrepreneuriat et de stratégie d’entreprise dans diverses écoles de commerce et surtout très actif dans la vie associative et politique locale auprès de nos concitoyens.
Je suis également Conseiller du Commerce Extérieur de la France (nommé en 2006), ce qui me permet de maintenir des contacts étroits avec les services économiques de l’Ambassade à Madrid et de Business France afin de développer les échanges économiques et commerciaux entre la France et l´Espagne
Pourquoi vous impliquer dans la vie politique ? Et surtout, pourquoi participer à une élection consulaire ?
La vie politique au sens étymologique du terme m’a toujours attiré, dès l’âge de 20 ans, j’ai créé en France un mouvement associatif indépendant (DEGEL) dans ma région natale, le Limousin. L’élection consulaire est une opportunité de pouvoir représenter les Françaises et Français de l’étranger sur le terrain, ici en Espagne, en Aragon, aux Îles Baléares ou en Catalogne où je suis installé depuis 26 ans.
Participant à la liste LIFE 2026, qu’est-ce que les élections précédentes vous ont appris ?
En 2014, quand j’ai vu ces élections se politiser, avec des partis présentant des listes sous consigne parisienne, j’ai voulu faire les choses autrement. Présenter des Français de l’Étranger, comme ceux qui allaient voter pour nous — sans étiquette, sans obligation. C’est ainsi qu’est née LIFE.
Douze ans plus tard, ma conviction n’a pas changé. Elle s’est renforcée.
Ce que j’ai appris en 12 ans d’engagement
Être élu depuis 2014, c’est avoir été au côté de nos compatriotes dans des moments simples et dans des moments difficiles — la pandémie, les tensions consulaires, les difficultés administratives, les questions scolaires, les drames personnels. C’est comprendre, de l’intérieur, ce que signifie concrètement « servir ».
Réélu en 2021, j’ai ensuite eu l’honneur d’être élu à l’Assemblée des Français de l’Étranger pour la Péninsule Ibérique, et d’en présider la commission du Développement Durable et du Commerce Extérieur. Ces quatre années à l’AFE m’ont convaincu d’une chose : les décisions qui nous concernent se prennent loin de Barcelone, et il est essentiel d’y être présent, actif et indépendant pour peser sur elles.
Vous insistez sur le fait que LIFE n’est rattachée à aucun parti. Pourquoi souhaiter une liste apolitique ?
Comme je l’ai indiqué auparavant, la préoccupation et les problèmes des Français de l’étranger sont, par nature, apolitique puisque la plupart ne peuvent voter dans leur pays de résidence (sauf par exemple pour les élections européennes et municipales en Espagne et les personnes binationales) ; ils recherchent donc de préférence des élus de proximité neutres qui vont pouvoir les aider et les représenter auprès de l’administration française localement (consulat ou ambassade) ou à Paris. C’est ce que j’ai fait sans relâche depuis mon élection en 2014. Cette neutralité, c’est aussi ce que recherchent tous les candidats présents sur la liste LIFE : il est beaucoup plus facile d’attirer des femmes et hommes talentueux sur une liste quand celle-ci est apolitique.
La liste LIFE veut représenter tous les citoyens français de la circonscription. En quoi êtes-vous un citoyen comme les autres ? En quoi représentez-vous les citoyens de la circonscription ?
J’ai eu l’opportunité de vivre et travailler dans 6 pays différents sur 3 continents ; mes enfants ont été scolarisés dans plusieurs établissement français à l’étranger. Mon épouse est espagnole, je connais donc bien la culture locale, ce qui me permet d’être parfaitement intégré, tout en restant très proche de mes racines françaises et en maintenant un grand intérêt pour notre pays et notre culture.
Quel a été votre plus beau moment en tant que conseiller consulaire ? Pourquoi ?
Deux moments forts :
Le premier conseil consulaire STAFE en 2018 où, pour la première fois, nous avons pu valoriser et allouer des subventions à des initiatives associatives locales de françaises et de français de la circonscription dans le domaine de la culture ou de la formation par exemple.
Un moment plus délicat, au début de l’état d’urgence en Espagne où j’ai dû agir au quotidien auprès du Consul Général, de Sénateurs des Français de l’Étranger à Paris et des chefs d’établissements scolaires de la circonscription afin de dégeler la situation et trouver des solutions face à la grogne de certains parents aussi bien sur la qualité de l’enseignement distanciel que sur le paiement des frais de scolarité du 3ème trimestre 2020. Ce furent des moments de tension, mais je suis satisfait d’avoir, en tant qu’élu pris l’initiative sur cette problématique et avoir pu obtenir des avancées significatives pour nos concitoyens, parents d’élèves.
En conclusion, pourquoi LIFE, et pas une autre liste ?
Parce que LIFE ne doit rien à personne, sauf à vous. Pas de consigne de Paris, pas d’idéologie, pas de calcul électoral. Chaque membre de notre liste s’engage par conviction personnelle, par envie d’être utile — pas pour faire carrière en politique.
À chaque élection, ma motivation reste la même : représenter avec indépendance, proximité et efficacité une communauté qui mérite écoute, transparence et action. En 2026, avec une équipe partiellement renouvelée (7 anciens et 5 nouveaux) et des priorités claires, je veux continuer ce travail — avec la même liberté, et encore plus d’expérience au service des Français de l’Étranger.
Le 31 mai 2026, votez LIFE !